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1 000 emplois menacés dans le secteur du tricot

CLAMART, HIER.

C’EST UN CRI D’ALARME de la part d’entrepreneurs d’habitude plutôt discrets, mais la situation actuelle du secteur du tricot et de la maille est telle qu’ils sont cette fois décidés à se faire entendre. « On est au bord du gouffre et, si rien n’est fait, ce sont quelque 1 000 emplois qui vont disparaître avant la fin de l’année, et 3 000 à moyen terme », explique Claude, membre du bureau du groupement d’intérêts économiques (GIE). Le GIE a été formé récemment par 300 patrons de PME et PMI de la région. Il s’agit d’entreprises pour la plupart familiales, et dont près de 95 % sont situées dans le sud des Hauts-de-Seine, avec une grosse concentration le long de la D 906 à Clamart. David Baratian et son frère sont à la tête d’une société clamartoise de confection qui emploie 16 salariés, mais dont dépendent près de 50 personnes sous-traitantes. « Le problème est simple : si le textile disparaît dans les Hauts-de-Seine, il n’y a aucune perspective de le voir réapparaître un jour, explique-t-il. Il n’y aura pas grand monde pour faire l’effort de recommencer et le savoir-faire sera alors perdu. »
« Neuf fabricants sur dix ne travaillent pas depuis septembre » Depuis dix ans, le secteur est régulièrement en crise. Des crises que les entreprises arrivaient bon an mal an à surmonter, mais cette fois il semble qu’elles ne puissent plus faire face. « Neuf fabricants sur dix ne travaillent pas depuis septembre et il y a des dépôts de bilan tous les mois, continue Claude. A ce rythme, ce sera bientôt toutes les semaines. » En dix ans, la profession a déjà perdu de 30 à 40 % des entreprises, selon le GIE. « Il y a dix ans, 25 % des tricots français étaient fabriqués dans les Hauts-de-Seine, une proportion qui est descendue à 15 % aujourd’hui, sachant que les centrales d’achat ne se fournissent plus qu’à hauteur de 4 % en France, contre 16 % il y a dix ans. » « Même les entreprises les plus performantes sont inquiètes, poursuit David Baratian. On a des équipements dernier cri, la trésorerie, un personnel qualifié mais on n’arrive pas à travailler faute de commandes. » La concurrence des fabricants asiatiques, les hausses des charges et des taxes, l’application des 35 heures, les dates de soldes d’hiver de plus en plus précoces, autant de causes identifiées par le GIE.

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