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Jean-Didier Berger

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Supprimer le quotient familial, c’est détruire notre politique familiale et matraquer fiscalement les classes moyennes

La question du quotient familial a, après le nucléaire, la retraite à 60 ans, la fusion IR/CSG montré une nouvelle fois l’indécision et l’ambigüité permanentes du candidat Hollande.
Pourtant, le sujet du quotient familial n’est pas à prendre à la légère : il s’agit de l’avenir de notre politique familiale qui touche à ce qui compte le plus pour les Français, leurs enfants.

La suppression/modulation du quotient familial soutenue par François Hollande aboutira à l’appauvrissement des classes moyennes françaises :

  • Les couples ayant au moins un enfant et dont les parents gagnent chacun à partir de 1600 euros nets par mois perdraient plusieurs centaines d’euros.
  • 50% des couples avec des enfants verraient leur pouvoir d’achat baisser.
  • Plus les couples des classes moyennes impactés par la réforme ont d’enfants, plus ils seraient pénalisés !

Le PS s’acharne à détruire ce qui fonctionne en France : depuis 1945, le quotient familial est un des piliers de notre politique familiale et une l’une des explications principales de notre réussite démographique. Si la France a l’une des toutes meilleures natalités et d’Europe, c’est notamment grâce au quotient familial.

 A l’inverse, depuis 2007, face aux attaques du PS, l’UMP défend la famille.

 

 

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Un discours de vérité et de courage pour protéger l’avenir des enfants de France

A Toulon, le 1er décembre, le Président de la République s’est exprimé sur la crise devant les Français. Certains, à gauche pensent que le Président sort de son rôle en allant à la rencontre des Français et en s’adressant à eux. Pourtant, face à la crise qui frappe durement notre pays, la mission du Président de la République est d’expliquer son action.

Le Président a parlé juste et vrai. Pleinement conscient des difficultés et des inquiétudes que connaissent les Français, il a tenu un discours de vérité et de pédagogie sur les causes de la crise. A partir de la fin des années 70, face à la concurrence des pays émergeants, les pays occidentaux ont fait le choix de financer leur modèle de vie par de l’endettement plutôt que par du travail et de l’investissement. Les crises des dettes privée en 2008 et publique en 2011 sont les derniers soubresauts de ce système d’endettement qui est à bout de souffle. Face à cette crise la plus grave depuis les années 30, le Président et son Gouvernement ont su prendre les mesures d’urgence nécessaires pour protéger les Français. C’est ce qui a permis à notre pays de mieux résister à la crise que d’autres. Aujourd’hui, il s’agit d’aller plus loin en réinventant un nouveau modèle de croissance pour préserver notre modèle de prospérité et de solidarité. Dire cette vérité, c’est la clé du rétablissement de la confiance, indispensable au sursaut de l’Europe.

Nous proposons un chemin de courage pour que nous gardions notre indépendance et la maîtrise de notre destin : travailler plus pour produire plus en France et dépenser moins ! Ce chemin de l’effort et du travail est le seul possible pour préparer et protéger l’avenir de nos enfants. Il s’agit de travailler davantage et plus longtemps plutôt que de voir les salaires et les pensions de retraite baisser ; de réformer le financement de notre protection sociale pour qu’il pèse moins sur les salariés ; de garder nos industries en France.

Ce chemin, nous devons l’emprunter avec tous nos partenaires européens et en particulier avec l’Allemagne. L’Europe et l’Euro ne sont plus un choix ou un débat mais une nécessité. Sortir de l’Europe ou de l’Euro comme certains le proposent, c’est sortir de l’Histoire et ruiner la France et les Français. L’Europe doit aussi se réformer pour devenir plus politique et plus disciplinée. C’est l’idée de la gouvernance économique de la zone euro et d’une règle d’or, préalable à la convergence des économies des Etats-membres. Sans discipline budgétaire, il n’y a pas de cohésion et de solidarité possibles dans la zone euro. La convergence, ce n’est pas la perte de la souveraineté, c’est au contraire le moyen de la renforcer face à la concurrence mondiale et aux marchés.

Ce discours de vérité, de courage et de responsabilité contraste avec les errances de François Hollande et du PS dont la seule préoccupation est de nouer des accords électoraux au mépris des intérêts supérieurs de la France et des Français : perte d’indépendance énergétique avec la sortie progressive du nucléaire; perte d’indépendance diplomatique avec le renoncement à notre siège et à notre droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU; perte d’indépendance financière avec le refus de la règle d’or, de toute réformes de structure et un projet à 255 milliards € ; perte de notre sécurité et de notre indépendance alimentaire avec l’affaiblissement programmé de notre filière agro-alimentaire pour complaire aux obsessions anti-agricoles des Verts.

Pendant que le PS brade l’indépendance de la France pour des motifs électoralistes, nous proposons un chemin de courage pour préparer et protéger l’avenir des enfants de France.

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Garantir notre indépendance pour préserver notre avenir.

Garantir notre indépendance, c’est la meilleure protection face aux dangers de la mondialisation. Garantir notre indépendance, c’est notre chemin dans le 21ème siècle pour continuer à occuper notre place d’exception dans le monde et préserver notre avenir. Cette indépendance se décline en 4 piliers essentiels : financier, militaire, agro-alimentaire et énergétique.

Face à la crise des dettes souveraines, si nous voulons préserver notre indépendance financière, nous devons réduire nos dépenses et notre dette. Quand on doit emprunter, on doit de l’argent et on perd une partie de son indépendance. Les propositions de la gauche d’augmenter encore la dépense publique (255 milliards de dépenses nouvelles dans le programme du PS) sont à cet égard irresponsables. Elles ne feront que creuser la dette et donc accentuer le pouvoir des prêteurs et par ricochet des agences de notation sur notre pays. C’est pour cela que le prochain quinquennat doit être celui de la vertu budgétaire. Cela implique de baisser les dépenses inutiles, par exemple en fusionnant régions et départements, et en luttant contre la fraude.

Que la France fasse partie du club des 5 puissances membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU n’est pas un hasard, c’est le signe de notre indépendance et de notre puissance militaire. Les interventions françaises en Côte d’Ivoire, en Libye, montrent qu’un pays moderne ne peut pas prétendre à la grandeur et à la souveraineté sans une armée forte capable de défendre ses valeurs et intérêts dans le monde.

Le monde devra augmenter de 70% la production agricole d’ici 2050 pour nourrir 9 milliards d’habitants. Les Etats qui disposeront d’une indépendance alimentaire, comme la France aujourd’hui, disposeront d’un avantage immense. La France est la 1ère puissance agricole de l’Union européenne (18% de la production UE), soutenue par une industrie agro-alimentaire d’excellence qui ne contribue pas à la désindustrialisation de notre pays. Il faut prendre l’engagement d’investir massivement pour accentuer notre position de leader agricole mondiale et de défendre la PAC afin d’assurer notre indépendance et notre sécurité alimentaire.

Indépendance énergétique enfin. Alors que la demande énergétique va croître de 30-40% dans le monde en 20 ans, c’est une folie de vouloir abandonner le nucléaire, la seule énergie qui nous permet d’atteindre un taux d’indépendance énergétique de 50%. Nous n’avons pas aujourd’hui les capacités de compenser une sortie du nucléaire par de l’éolien ou du solaire. Sortir du nucléaire, c’est donc nous placer demain dans les mains des producteurs de ressources énergétiques (pétrole saoudien ou gaz russe) et des spéculateurs. Le marchandage entre le PS et les Verts qui consiste à échanger des sièges de députés contre des fermetures de réacteurs est totalement irresponsable et conduira notamment à un gigantesque plan social et à une augmentation de 50% de la facture d’électricité des Français.

Pour 2012, nous serons au rendez-vous de l’indépendance de la France.

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Réduire la dette pour conserver la maîtrise de notre destin et préserver notre modèle

Depuis 2007, la majorité a eu une priorité absolue : réformer la France afin de préserver notre modèle de solidarité et garantir l’avenir de nos enfants. Sans cette politique courageuse, la France serait aujourd’hui en quasi faillite !
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