Délégué UMP Clamart
Jean-Didier Berger

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Un devoir de vérité et de courage

Rassemblée et enthousiaste, la famille UMP dans toutes ses composantes a lancé devant 6 000 militants présents à Marseille, « cette ville où le PS ne sent pas la rose », la campagne présidentielle 2012.
La France mérite mieux qu’un président normal et a besoin d‘un président qui ne rêve pas et qui agit. Fier du travail accompli par la majorité depuis le début de ce quinquennat, nous devons exprimer nos convictions et fustiger l’immobilisme d’un PS plus préoccupé de ses primaires que de l’avenir de la France.

Vérité et courage. Il faut tenir le cap des réformes et du redressement de la France. C’est l’intérêt du pays. Cette politique de vérité et de courage a permis de garder par gros temps le cap de l’avenir et aboutira à la victoire en 2012. l’UMP ouvre les débats que d’autres s’interdisent, offrant ainsi une vraie vision d’avenir en s’appuyant sur un bilan.

Une envie de vivre et de réussir ensemble. Notre formation politique est ouverte au monde, et à pris de la hauteur. Aujourd’hui il faut regarder notre pays tel qu’il est : 5ème force économique mondiale où l’on vit le mieux au monde et pourtant, il ne représente que 0,5% de la superficie mondiale avec à peine 1% de la population dans ce nouveau monde qui est en train de naître. Les récentes crises (financière, économique, sociale, environnementale, géopolitique) sont autant de mutations profondes qui rebattent les cartes entre les peuples, les nations et les continents.
Autant de situations qui nous obligent à être lucides sur la gravité des enjeux et autant de situations qui nous engagent à la vérité et au courage qui sont d’abord de prendre les décisions nécessaires pour réduire les déficits. Dans le contexte mondial tourmenté que nous connaissons, ce qui compte c’est la solidité et la réactivité des dirigeants. Ni Martine Aubry, ni François Hollande n’ont ces aptitudes. Leur refus de voter la règle d’or prouve que l’intérêt supérieur de la France et des Français n’est pas dans leur programme. Rétrogrades et passéistes, il ne peuvent s’inscrire dans le nouveau monde qui se créé.

Trois priorités pour préparer l’avenir. Ce nouveau monde, ce n’est pas la fin de la France, c’est une nouvelle espérance :
• Changer notre modèle de croissance en dépensant moins, en créant plus, en remplaçant la dette par le travail et l’innovation et en allant chercher la croissance au-delà de nos frontières. Simplifier notre rapport au travail, en alléger le coût par la TVA anti-délocalisation, et transformer notre tissu industriel en misant sur la croissance de nos entreprises intermédiaires.
• L’éducation parce qu’il n’y a pas de grande nation soudée et puissante sans un effort éducatif ambitieux : autonomie des équipes éducatives, développement des classes métiers-études, validation des savoirs fondamentaux à l’entrée du collège.
• Renforcer notre pacte républicain. Il faut être ferme sur nos valeurs et sur le respect d’un principe simple : l’équilibre des droits et des devoirs. Sans cet équilibre notre communauté nationale se déchire et les égoïsmes prennent le pas sur le bien commun.

Lucide sur les enjeux. Il faut être lucide sur les défis et contraintes qui pèsent sur notre avenir. Il ne serre à rien de courir derrière des illusions et d’exiger de la société plus qu’elle ne peut nous donner. Il faut exiger la vérité plutôt que les mirages, choisir l’action plutôt que la commisération. Les valeurs de certaines mesures préconisées par le PS sont étonnantes. Ou est l’audace ? Ou est le mérite ? Est-ce véritablement celles de la solidarité ? Est-ce l’annonce mensongère d’une existence sans défis ? Cette vérité et ce courage, il faut l’exiger également sur le débat de la dette et de la règle d’or auquel le PS préfère la fuite et la déresponsabilisation. Tout parti et tout programme ignorant les contraintes financières doit être considéré comme inconséquent.

L’unité est la condition de notre réussite collective. Il faut porter nos valeurs et défendre notre action face au front conservateur qui va aujourd’hui de l’extrême droite à l’extrême gauche. Il faut continuer à bâtir notre projet parce qu’il n’y a pas de victoire électorale sans domination intellectuelle.

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Maîtriser la dette publique est un gage de stabilité et de prospérité économique

Du 1 er juillet au 31 décembre 2008, au plus fort de la crise économique et monétaire, l’Europe a saisi cette circonstance pour initier avec les dirigeants des pays membres de la zone euro des réponses fortes et faire face avec volontarisme à cette crise. Depuis, tant au niveau européen qu’au niveau international, une gouvernance économique doit être mise en œuvre.
Ce gouvernement politique de la zone euro a été évoqué il y a quelques jours au sommet de Bruxelles où les pays dirigeants de la zone euro étaient réunis pour répondre à une grave crise, celle de la dette de la Grèce. Elle pouvait, sans traitement efficace, faire vaciller notre avenir et celui de toute l’Europe.
La solide entente franco-allemande a permis d’initier un plan global et ambitieux de soutien à la Grèce pour permettre à ce pays de poursuivre les réformes indispensables entamées et retrouver le chemin de la croissance. Il faut plaider pour une idée qui a fait son chemin en Europe avec une organisation institutionnelle de la zone euro capable de définir une stratégie économique commune pour renforcer notre compétitivité au service de notre prospérité.

Si l’Europe doit répondre à cet enjeu, la France doit être exemplaire dans la remise en ordre de ses comptes publics, ce qu’elle a d’ailleurs commencé à faire en engageant l’assainissement de ses finances publiques et en œuvrant pour le renforcement de sa compétitivité. Cette stratégie d’assainissement des finances publiques a été saluée par le FMI qui rappelle l’importance pour la France d’adopter la règle d’or budgétaire. Le FMI insiste en effet sur l’intérêt d’une règle constitutionnelle pour ancrer la crédibilité de l’ajustement budgétaire à moyen terme…
Il faut soutenir cette démarche qui privilégie l’intérêt général avec une France exemplaire et une volonté de maîtriser la dette publique, gage de stabilité et de prospérité économique.La situation grecque a créé une nouvelle donne en Europe et un engagement de tous les pays européens, de droite comme de gauche, à adopter la règle d’or, qui est une règle de bon sens. Son adoption par le Congrès serait une preuve supplémentaire de la crédibilité et de la solidité de l’économie française.
En proposant cette réforme, une première dans notre histoire constitutionnelle, il s’agit de protéger la France des dangers que constituent pour notre pays et son avenir, le déficit et la dette publique, comme l’ont déjà fait 90 pays dans le monde et la plupart de nos partenaires.

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Il faut faire divorcer l’idéologie de l’immigration

Une politique d’immigration n’est pas fixée une fois pour toutes. Elle doit s’adapter en permanence en fonction des évolutions politiques, sociales ou économiques. En France, la moindre allusion à ce thème suscite des réactions irrationnelles, de tous les côtés. Que ce soit au Front National, où l’immigration donne lieu à des propos souvent choquants, à la dénonciation des problèmes sans apporter de solutions concrètes, ou au PS où immigration rime avec électoralisme.

L’objectif est d’aborder ce sujet de façon sereine, constructive, comme dans les autres pays du monde où ce débat ne génère pas les mêmes tensions et où souvent la politique d’immigration est nettement plus restrictive qu’en France! Le Canada a fixé une politique de sélection des immigrants basée sur un système à « points » et le Royaume-Uni, compte tenu de la crise, a plafonné l’entrée de travailleurs étrangers qualifiés à un peu plus de 20 000 pour 2011 !
Que n’aurions-nous pas entendu si de telles politiques étaient appliquées en France ?

La politique d’immigration du Gouvernement a déjà permis de faire d’énormes progrès en matière de lutte contre l’immigration illégale : 28 000 reconduites aux frontières par an contre 7 000 sous Lionel Jospin, 100 000 personnes bloquées aux frontières depuis 2007. Avant d’ouvrir nos frontières à des immigrés légaux, il est de notre responsabilité de former les chômeurs déjà sur notre territoire.

Pour aller encore plus loin dans cette politique de maîtrise de l’immigration, privilégions 5 grands axes :

•Une réponse globale et concertée à un défi mondial : Les questions de flux migratoires doivent être abordées dans les instances internationales tout comme il est vital de renforcer le codéveloppement pour aider les pays du Sud à créer sur place de l’activité économique.

•Une Europe qui assume davantage ses responsabilités : Il faut muscler Schengen en lui donnant un pilotage politique et créer un Commissaire européen en charge de l’immigration.

•Une politique de fermeté et de clarté contre l’immigration illégale : notre pays doit pouvoir choisir qui elle veut laisser rentrer sur son territoire.

•Une responsabilisation de tous les acteurs pour adapter l’immigration de travail à nos besoins par un débat et une conférence nationale tous les deux ans sur l’immigration où tous les acteurs et en premier lieu les partenaires sociaux et les partis politiques doivent être conviés.

•Une affirmation permanente de l’équilibre des droits et des devoirs : Il faut porter de 18 mois à 2 ans la durée de séjour minimal avant de pouvoir bénéficier du regroupement familial, qui sera conditionné par le respect des lois de la République. Parce l’étranger en situation légale a le droit d’être accueilli et de construire un nouveau projet de vie, il a le devoir de contribuer aux charges de la nation et de respecter les lois et valeurs de la République.

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Primaire au PS : qui paie ?

Alors qu’à l’UMP, nous préparons avec détermination le projet de la majorité pour l’élection présidentielle et les élections législatives, le parti socialiste est toujours aux abonnés absents en matière de propositions concrètes pour l’avenir des Français.

Empêtré dans ses primaires, dont on peut d’ailleurs s’interroger sur la légalité, le parti socialiste ne s’attache, comme à son habitude, qu’à des questions de personnes. Ira, n’ira pas, soutiendra, ne soutiendra pas, leurs prises de positions et sorties médiatiques se bornent à d’éternelles querelles fratricides. A quelques mois d’échéances majeures pour le pays, il est dommage que le premier parti d’opposition n’ait rien d’autre à offrir à la France et aux Français.

Ces fameuses primaires approchent et, dans la majorité, nous nous interrogeons sur les moyens mis en œuvre pour leur organisation dans toute la France mais aussi à Clamart.

Des fonds publics seront-ils engagés par les collectivités dirigées par des socialistes et notamment à Clamart ? Les agents municipaux non politisés dans notre ville et ailleurs seront-ils engagés à voter aux primaires ? Devons-nous avoir peur d’éventuelles pressions sur les personnels des collectivités locales de gauche ? Les frais occasionnés par les primaires seront-ils affectés aux comptes de campagne du candidat à l’élection présidentielle ? Bref, comment le parti socialiste organisera ces primaires dans le respect du droit et des personnes ?
Dans ce domaine, on a tout à craindre du maire de Clamart qui depuis son élection n’a jamais séparé ses fonctions de maire de celles de ses activités militantes avec ses partenaires d’extrême gauche.

Toutes ces questions méritent, au-delà des caricatures et du mépris que le maire porte à son opposition, des réponses et des précisions. Le moins que l’on puisse obtenir pour ces primaires à Clamart comme ailleurs, ce sont des garanties sur le respect du droit dans cette élection ! Pour l’heure, il n’en est rien.

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Le PS tire un trait sur les classes populaires

Derrière les grands discours et les grandes leçons de morale, la gauche de Martine Aubry et François Hollande nous montre son vrai visage, celui du cynisme électoral et de l’intérêt personnel.

Le PS ne se préoccupe plus des intérêts des Français et de la France, mais seulement de ses propres intérêts électoraux. Et dans ce petit calcul électoral, le PS n’hésite pas à sacrifier les classes ouvrières et populaires !

Le dernier rapport de la fondation Terra Nova, Think tank du PS, est limpide : « Il n’est pas possible aujourd’hui pour la gauche de chercher à restaurer sa coalition historique de classe : la classe ouvrière n’est plus le cœur du vote de gauche, elle n’est plus en phase avec l’ensemble de ses valeurs, elle ne peut plus être comme elle l’a été le moteur entraînant la constitution de la majorité électorale de la gauche ».
Cette préconisation du Think tank du PS, proche de François Hollande, est déjà mise en œuvre dans le projet du PS ! Les socialistes ont annoncé pêle-mêle qu’en cas de victoire en 2012 :
- ils supprimeraient les heures supplémentaires, qui bénéficient pourtant essentiellement aux salariés modestes et aux ouvriers
- ils supprimeraient le quotient familial
- ils rétabliraient les droits de succession que nous avons supprimés pour les classes populaires et moyennes.
Toutes ces mesures sont clairement dirigées contre les classes ouvrières, contre les classes populaires et les classes moyennes.

Je dénonce avec force ce cynisme électoral qui semaine après semaine se reproduit à Clamart. C’est une confirmation claire que la gauche clamartoise ne sera pas celle des familles en difficulté et des classes moyennes, mais celle des clients du maire et de ses militants.

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