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DOSSIER SPECIAL: AUGMENTATION DES IMPOTS REGIONAUX

Notre Maire et Conseiller Régional est pour l’augmentation des impôts de la Région Ile de France. Parlons en:




1/ Analyse du budget 2005 (source ump ile de france)









Analyse du budget 2005








Les promesses de M. Huchon : « Paroles, paroles et paroles que tu sèmes au vent… » (DALIDA)


Après que sa première Vice-Présidente chargée des finances, Marie-Pierre de la Gontrie, se soit engagée pendant la campagne des régionales à ne pas augmenter les impôts, ceux-ci augmentent de 24% en Ile-de-France…


En mauvais « père de famille », le Président de la régional multiplie les dépenses inconsidérées et démagogiques qui seront inévitablement financées par un nouvel « impôt et emprunt Huchon ».



Le budget 2005 s’élèvera à 3,224 M€ contre 2 977,111 M€ ce qui représente une augmentation de + 8,3% des dépenses régionales en 1 an, soit près 4 fois le taux de la croissance. En mauvais « père de famille », le Président de la régional multiplie les dépenses inconsidérées et démagogiques qui seront inévitablement financées par un nouvel « impôt et emprunt Huchon ».


La présente note étudiera successivement :
les recettes (1), en insistant plus particulièrement sur l’augmentation de la fiscalité régionale, de l’emprunt, et de l’endettement,
les dépenses (2) qui se traduisent par un recul de l’investissement, notamment dans les domaines de compétences fondamentales de la région,
la mauvaise foi de l’exécutif PS-Vert-PC pour justifier les augmentations de l’impôt et de l’emprunt (3).


1. Les recettes.


11. Une augmentation de + 24 % des impôts régionaux.


Une augmentation de + 30 % de la fiscalité directe (TP, TFB,Ø TFNB) et de 15 % de la taxe sur les cartes grises.


En 2004, les recettes fiscales de la région s’élevaient à 645 M€. En 2005, l’exécutif les porte à 800 M€ imposant aux Franciliens une augmentation de + 24 % de la fiscalité.


Rappel Les marges de manœuvre en matière de fiscalité portent sur les taux de la fiscalité directe (Taxe Professionnelle, Taxe Foncière sur le Bâti, Taxe Foncière sur le Non Bâti) et les tarifs de la fiscalité indirecte. Cependant, le rendement d’une augmentation de la fiscalité reste faible En effet, la faiblesse des marges de manœuvre en matière fiscale résulte du poids de plus en plus faible de la fiscalité dans les ressources régionales. Ainsi, en 1997, près de 50 % du budget provenaient de la fiscalité régionale. En 2005, la proportion n’est plus que de 24 %.


Ainsi, l’augmentation de 24 % des impôts régionaux rapporte 155 M€.


L’Ile-de-France, mauvais élève parmi les autres régionsØ françaises


A l’heure actuelle, l’Ile-de-France fait même figure de mauvais élève en matière de hausse fiscale parmi les autres régions françaises dirigées par les socialistes.


Rhône-Alpes : + 6% Bretagne : entre +10 et +15 % Limousin : +2 % Lorraine : entre 6 et 10 % Nord Pas de Calais : +14% Basse Normandie : entre 12 et 15 % Haute Normandie : 0 %


Notons que l’Alsace, seule région avec la Corse encore dirigée par la droite prévoit une hausse des impôts limitée à 2,5 %. Cela prouve bien que ces hausses de la fiscalité résultent des politiques mises en œuvre par les exécutifs socialistes et non des conséquences de la décentralisation.


12. Les dotations de fonctionnement augmentent de + 4,6%


Les dotations de l’Etat s’élèvent à 1481 M€ en 2005 enregistrant une hausse de +4,6 % (+18 M€) soit une progression deux fois supérieure au taux de l’inflation.


Contrairement à ce qu’annonçait l’exécutif PS-PC-Vert, les dotations de l’Etat progressent et la Dotation globale de fonctionnement issue de la réforme de la LFI de 2004 progresse également de 2,7 %.


Rappel :


Les dotations de l’Etat s’élevait en 1997 à 477 M€ et ont été depuis multipliée par 3. Aujourd’hui, ces dotations représentent près de 46% du budget total (recettes permanentes + emprunt + excédent antérieur), et 57 % des recettes permanentes. Cela traduit toujours une dépendance croissante de notre collectivité envers l’Etat.


13. L’augmentation de l’emprunt de +18,8% et l’accroissement de +9% de la dette.


En 2005, l’autorisation d’emprunt s’élève à 616,73 M€ contre 519,23 M€ en 2004 enregistrant une augmentation de +18,8 %.


Rappelons qu’en 2003, l’emprunt était seulement de 360 M€ ce qui représente un doublement de ce dernier en seulement 2 ans.


Rappel technique :


L’emprunt 2005 peut être mobilisé sous forme :
de tirages sur la ligne de crédit syndiqué ou de crédit long terme à encours variable,
sous la forme de prêt direct,
sous la forme d’émissions obligataires. Il est possible comme lors des années passées de procéder à une gestion active de la dette en fonction de la situation des marchés financiers et du niveau des taux d’intérêt.


L’exécutif PS-PC-Vert oublie que les emprunts d’aujourd’hui, sont les dettes de demain et les impôts d’après demain.


Si l’on considère l’encours total de la dette (dette courante + METP), l’augmentation entre 2004 et 2005 est particulièrement inquiétante : + 9 % passant de 1 822 M€ à 1 991M€.


De même, si l’on ne prend en considération que la dette directe ( hors METP) , au 31 décembre 1996, le capital restant à amortir de la dette était de 1 473 millions d’euros et au 31 décembre 2004, le capital restant à amortir sera au minimum de 1 896 millions d’euros. Il est possible de tergiverser, d’expliquer que les remboursements de la dette augmentent, que les taux d’intérêt ont baissé … mais les chiffres sont là.


En 9 ans, la dette directe de la région a augmenté de + 28% !


Au terme de l’analyse des recettes, on peut condamner l’augmentation des impôts, de l’emprunt et de la dette de notre région. Ces augmentations pourraient et ont pu en certaines circonstances et en d’autres temps se justifier. En effet, l’impôt ou l’emprunt n’est pas condamnable en soi, lorsqu’il s’agit de financer la construction de lycées par exemple. Or, dans ce projet de budget 2005, c’est exactement le contraire qui se produit. Malgré la hausse de la fiscalité et de l’emprunt, les projets d’investissement reculent. C’est ce que nous voir à travers l’examen des dépenses.


2. Les dépenses.


Au delà des grandes déclarations, le budget 2005 s’inscrit dans la droite lignée des budgets régionaux qui se sont succédés depuis 1998 :
augmentation des dépenses de communication, de personnel,…
recul de l’investissement dans les domaines de compétences fondamentaux de la région,


Aux investissements qui représentent l’avenir, on préfère les dépenses de fonctionnement


21. L’investissement (AP) en diminution de – 11 %


Le montant des autorisations de programme (AP) se situe à 1690 M€ en 2005, enregistrant une baisse de -11% par rapport à 2004 (1895 M€ d’AP en 2004) et de -21 % par rapport à 2003 (2 160 M€ d’AP en 2003) !


ATTENTION !


Cela étant, il faut savoir que les crédits de paiement (CP) affectés aux investissements augmentent de + 11 % dans le projet de budget 2005. Certes, on peut s’en réjouir et l’exécutif ne manquera pas de rappeler cet élément mais la réalité financière est la suivante. C’est précisément ce que met en lumière l’audit de la DAF du mois d’avril 2004.


L’exécutif PS-PC-Vert a géré la région à crédit pendant 6 ans sans couvrir les autorisations de programme (AP) qu’il ouvrait. Cela s’est traduit par des effets d’annonce mais les investissements n’ont pas suivi. Aujourd’hui, la croissance des crédits de paiement est inévitable pour honorer les engagements passés.


Fin 2004, le stock de crédits de paiement (CP) à ouvrir pour couvrir les AP ouvertes serait de 6,8 Milliards d’euros à financer d’ici 2010, soit en moyenne 1,3 milliards de CP par an. Trois secteurs concentrent à eux seuls, les 2/3 des engagements : les lycées (40 %), les transports en communs (21 %) les routes (6%).


Aujourd’hui, l’exécutif doit répondre à ses engagements passés et non honorés. C’est pour cela qu’il est obligé d’ouvrir des CP supplémentaires. C’est ce qui explique l’augmentation de 11 % des CP dans le budget 2005.


Bien évidemment, le recul des AP dans le budget 2005 démontre que ce sont les investissements à venir dans notre région qui sont compromis.


L’apprentissage et la formation professionnelle : – 33 %Ø


Au cours de la campagne électorale, Jean-Paul Huchon s’était engagé en faveur de l’apprentissage :
37 % de crédits en faveur de la construction et la rénovation des CFA.


L’enseignement secondaire : – 42 %Ø


Quasiment toutes les lignes budgétaires de ce secteur diminuent.
45 % pour la construction de lycées neufs,
35 % pour les lycées privées,
62.67% pour la rénovation des lycées


Cela est un véritable scandale, alors que les lycées constituent la principale compétence de la région.


L’enseignement supérieur : – 68 %Ø
11 % pour la construction de bibliothèque et les locaux dédiés à la vie étudiante,
80% pour l’enseignement et la recherche,


Le sport, le tourisme, les loisirs : – 21%Ø


Présenté comme l’une des priorités de l’exécutif, la politique régionale en faveur du sport, du tourisme et des loisirs enregistre pour la deuxième année consécutive, une diminution de ces crédits :
12 % pour la construction d’équipements sportifs d’intérêt régional
31 % pour les équipements dans les bases de loisirs
10 % pour l’hébergement touristique
16 % pour les équipements dans nos pôles touristiques
20 % en faveur du tourisme fluvial


Les contrats régionaux et ruraux : -19%Ø
24% pour les contrats régionaux
41% pour les contrats ruraux + 4 % pour les contrats de territoires


La politique de la ville : – 7 %Ø


Si les chiffres communiqués révèlent une baisse de -7,7 % des autorisations de programme, les crédits de paiement augmentent de +18,5 % passant de 22 à 26 M€.


Néanmoins, il est inacceptable de voir les AP pour le fonds de démolition baisser de – 40 %.


L’environnement : -10 %Ø
14 % pour les actions en matières de déchets
23% réhabilitation des sites pollués (décharges et pollutions industrielles)
77 % pour la protection contre les inondations ! Le Comité de Bassin Seine-Normandie préconise pourtant de concentrer les efforts sur la prévision des risques d’inondations
38 % des crédits pour la lutte contre le bruit ! La lutte contre le bruit est pourtant une préoccupation majeure en Ile-de-France.


Les transports : +1,57%Ø


Si les AP restent constantes entre 2004 et 2005 (398 M€) en matière de transport en commun, les crédits de paiement chutent de – 18 %.
40% pour améliorer l’information des voyageurs. Cela correspond pourtant à une attente forte des voyageurs…et permet de favoriser l’usage des transports collectif
14 % de crédits pour les gares et autres infrastructures ferroviaires


La sécurité : – 24 %Ø
39 % des crédités pour l’aide à l’implantation locale des forces de sécurité -50 % pour la sécurisation des équipements commerciaux
17% en faveur de l’amélioration de la sécurité dans les transports


Ces chiffres montrent bien que pour l’exécutif PS-PC-Vert, la sécurité n’est pas une priorité. Pour preuve, l’an dernier les crédits destinés à la rénovation des commissariats n’ont été consommés qu’à hauteur de 48 % et ceux destinés à la sécurisation des commerces de proximité à hauteur de 4% !


Alors que le projet de budget prévoit un recul des investissements dans les domaines clés de compétences de la région, on constate un doublement des crédits liés au fonctionnement de l’administration générale et une augmentation de + 50 % du budget logement qui n’est pas une compétence première de notre collectivité.


Logement : +50 %Ø


Le budget Logement 2005 est en nette augmentation par rapport à 2004 : 199,858 M€ contre 134,900 M€ en 2004, soit une augmentation de + 47 %. +56 % des crédits l’action foncière , + 132 % pour le Développement du parc locatif social


En revanche la baisse de – 43 % des crédits consacrés au logement des jeunes et des apprentis (9 M€ en 2005 contre 15,8 M€ en 2004) est scandaleuse !


Administration générale : + 92 %Ø


L’explosion des dépenses de l’administration générale + 92 % est préoccupante. Il s’agit là des conséquences de la gestion irrationnelle des locaux de la Région. Cela se traduit par les dépense suivantes : l’aménagement des nouveaux locaux (+1,3M€), la rénovation des anciens locaux (+ 3,2 M€), l‘acquisition de nouveau matériel (+0,6M€).


+215% pour les travaux d’aménagements et d’entretien du bâtiment des Invalides +22% pour les services informatiques +105 % pour l’achat de panneaux signalétiques (chantiers, Bases de loisirs) et pour la mise à disposition de 2 bureaux en Ile-de-France dans le cadre d’une convention avec France 3.


22. Les dépenses de fonctionnement augmentent de +11 %


La dérive des dépenses de fonctionnement continue notamment pour celles propres au fonctionnement du Conseil régional qui explose en 2005 : + 19,5 %


Le montant total des crédits de fonctionnement affectés à l’institution sont passées de 67 M€ en 1997 à 154 M€ en 2004 soit un quasi doublement en 7 ans.


L’augmentation des dépenses de fonctionnement est préoccupante pour notre institution dont la mission fondamentale doit rester l’investissement. Déjà, entre 2003 et 2004 les dépenses de fonctionnement augmentaient de + 11 %.


Depuis 1998, l’exécutif socialiste a augmenté le train de vie de l’institution régionale. Cet accroissement des dépenses de fonctionnement résulte d’une politique inconsidérée de la gestion du personnel, des locaux de la région et de la multiplication des dépenses de communication.


Pour mémoire, les dépenses de fonctionnement par rapport à la population représentaient 67,32 €/habitant en 1998. En 2005, elles atteignent 125 € /habitant.


Elles ont quasiment doublé pendant le premier mandat de Jean-Paul Huchon


Le personnel : +19%Ø


Cet accroissement résulte certes de l’évolution induite par le GVT mais surtout par la création de 150 postes en 2005.


La communication : + 25 %Ø


L’augmentation des dépenses de communication se poursuit … En 1998, ces dernières s’élevaient à 4,82M€. Elles ont été multipliées par 3 pour atteindre aujourd’hui 14,93 M€.


Les frais de réceptionØ


Les frais de réception étaient de 0,762 M€ en1998. Ils ont augmenté de + 160 % pour atteindre 1,950 M€ en 2005.


Les charges liées aux locaux du Conseil régional : +26 %Ø


C’est la location des locaux rue du Bac D’une manière générale, et dans un souci de bonne gestion publique, il serait souhaitable d’étudier les solutions alternatives à la multiplication des sites de la région : Barbet de Jouy, Babylone, Invalides, Murat, Montparnasse, Lancereaux , et maintenant la rue du bac… Cela entraîne des coûts induits : caféteria, gardiennage, problème de communication entre les sites …


Entre 2004 et 2005, les loyers et charges locatives augmentent de + 41 % passant de 12,4 M€ à 17 M€ par an ! Pour mémoire, en 1997 le budget consacré aux loyers était de 13 millions de francs, soit 1,9 M€. Le coût des loyers a quasiment été multiplié par 10 !


La mise en place des « 10 000 emplois tremplins » / coût : 150Ø M€ par an


Bien évidemment, aucun financement n’est prévu pour ces 10 000 emplois tremplins évalué à 15 000 €/an soit un coût de 150 M€/ an pour notre collectivité. Cette dépense nouvelle représente 5 % du budget régional.


La création d’une multitude d’organismes et d’observatoires enØ tout genre / coût : au moins 5M€ par an


On peut citer notamment, la mise en place de cellules de veille économique, la création d’un centre ressource et l‘appui à l’économie sociale et solidaire, la réunion de tables rondes sur les projets alternatifs aux plans sociaux, la mise en place d’une conférence régionale sur le développement économique et l’emploi en Ile-de-France, la création d’une commission régionale de contrôle de l’utilisation des fonds publics, et enfin la tenue des Etats généraux de l’enseignement professionnel.


La démocratie participative / coût 3,4 M€ par an.Ø


Il est prévu de mettre en place un conseil régional des jeunes, un conseil régional de l’égalité, un conseil associé des résidents étrangers, un conseil régional consultatif des citoyens handicapés, un observatoire des engagements dont la légalité reste à démontrer et pour couronner l’ensemble, une maison francilienne dans chacun des 8 départements de la région.


3. La mauvaise foi de l’exécutif PS-PC-VERT pour justifier l’augmentation de l’impôt et de l’emprunt.


A travers l’association des régions de France (ARF), les exécutifs socialistes des régions recherchent des boucs émissaires pour justifier l’augmentation des impôts qu’ils préparent :
l’environnement économique mondial et la parité Euro/Dollar,
l’Etat et notamment le gouvernement,
l’acte 2 de la décentralisation.


Concernant les attaques contre le Gouvernement et la décentralisation, il est nécessaire de rappeler les éléments suivants :


31. Tout est fait pour par le Gouvernement pour que les régions n’aient pas à augmenter les impôts.


C’est pourquoi le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin, a réitéré son souhait d’un moratoire fiscal, c’est-à-dire la croissance zéro des impôts régionaux.


Les transferts de compétences sont intégralement compensés àØ l’euro près, et pour la première fois, un véritable verrou constitutionnel est prévu :
Le nouvel article 72-2 de la Constitution constitue une assurance qu’aucun texte de loi n’échappera à la vigilance du Conseil Constitutionnel.
Les compensations financières seront contrôlées par la commission d’évaluation des charges.


Cette compensation se fera sans décalage dans le temps et lesØ montants correspondants sont inscrits dans le PLI 2005,


Les collectivités territoriales resteront autonomes car leØ Gouvernement va transférer aux collectivités territoriales une fiscalité dynamique, avec le pouvoir de fixer les taux :
transfert de la TIPP aux régions
transfert d’une part de la Taxe sur les Conventions d’Assurance aux départements.


Les TOS continueront d’être payés par l ‘Etat au moins pendantØ les 3 prochaines années


32. La gauche est mal placée pour donner des leçons.


Quand la gauche décentralise, les collectivités locales en sont pour leur frais


Un exemple : les lois Defferre ont transféré les lycées auxØ Régions. Dans les 10 ans qui ont suivi ces transferts, les dépenses réelles des Régions ont décuplé…alors que les dotations correspondantes n’ont même pas quadruplé dans le même temps.


Quand la gauche crée de nouvelles compétences, ce sont les collectivités locales qui trinquent


Un exemple : celui de l’APA (Allocation PersonnaliséeØ d’Autonomie).Le Gouvernement Jospin avait prévu de transférer 800 millions d’euros…alors que cette compétence a coûté 2,5 milliards d’euros en 2003. Quand la gauche légifère, les collectivités locales en sont pour leurs frais


En imposant les 35 heures, sans concertation, à la fonctionØ publique territoriale, le Gouvernement a fait exploser de façon durable les charges de personnel. Ex : les charges de personnel des départements et régions ont augmenté de 8,9% en 2002 et 7,9% en 2003. Les 35 heures expliquent également très largement l’explosion de la contribution des communes, regroupements de communes et départements au financement des SDIS (Services Départementaux d’Incendie et de Secours), qui a presque triplé sous le Gouvernement Jospin (1 milliard d’€ en 1997 ; 2,7 milliards d’€ en 2002).


Quand la gauche est au pouvoir, l’autonomie financière des collectivités locales est mise à mal


Le Gouvernement Jospin a transformé une grande part des recettes fiscales locales en dotations de l’Etat :
la suppression partielle des droits de mutation à titre onéreux,
la mise en extinction de la part salariale de la taxe professionnelle,
la disparition de la part régionale de la taxe d’habitation et dans le budget 2001,
la suppression de la vignette automobile.


Au total, c’est plus de 14 milliards d’euros de recettes fiscales qui ont été perdues par les collectivités locales.


L’approche politicienne de la gauche est d’autant plus déplacée que les transferts des TOS figuraient pour partie dans le rapport Mauroy
Dans son rapport “ Refonder l’action publique locale ”, remis le 17 octobre 2000 au Premier Ministre Lionel Jospin, Pierre Mauroy préconisait vivement cette mesure.
La proposition n°22 de ce rapport recommande ainsi la “ mise à disposition de l’ensemble des personnels techniciens, ouvriers et agents de services, aux régions et départements pour l’exercice de leurs compétences ”.
Pierre Mauroy justifiait cette mesure : “ les avantages sont certains : cohérence et clarté dans l’exercice des compétences, meilleure évaluation des besoins et aptitudes à y répondre plus rapidement ”. On peut d’ailleurs noter que les TOS du Primaire sont gérés par les communes et ne souhaitent pas être réorientés vers l’Etat.


Et enfin, en 2003, la fiscalité des régions de gauche était de 10% supérieure à celle des régions de droite.


Conclusion :


Le projet de budget 2005 de l’exécutif PS-PC-Vert est particulièrement dramatique pour les Franciliens. Il prévoit, une hausse des impôts de + 24 % et de l’emprunt de plus de + 18 %. Or, ces ressources supplémentaires ne correspondent pas à une dynamique d’investissement en faveur de notre région. Au contraire, elle solde le compte ou les ardoises que le Président Huchon s’est laissé à lui-même.


Pour dissimuler cet état de fait, l’exécutif recherche des boucs-émissaires : l’Etat, la décentralisation… En réalité, aucun transfert lourd dans le cadre de la décentralisation ne pèse encore sur les finances régionales, malgré la volonté des socialistes de faire porter la responsabilité des hausses au gouvernement Raffarin.


La hausse de l’emprunt et des impôts est un « impôt Huchon » qui n’est rien d’autre que la conséquence de la mauvaise gestion financière des dernières années et des mesures démagogiques annoncées dans le budget 2005 : la communication, les nouveaux locaux, les emplois tremplins, les observatoires,…




Gauche en régions : plus d’impôts, de dépenses, d’endettement (Sarkozy)


Réunion de la Fédération Nationale des Elus Régionaux


PARIS, 14 mars 2005 (AFP) – Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a affirmé lundi que la gestion des régions par la gauche signifiait « plus d’impôts, plus de dépenses, plus d’endettement », tout en exhortant les élus de son parti à « reconstruire » après le « deuil » et le « traumatisme » des dernières régionales. « Bien sûr que la reconquête est possible », a lancé le responsable, devant quelque 200 élus régionaux UMP membres de la FNER (Fédération nationale des élus régionaux), réunis dans l’hémicycle du Conseil d’Ile-de-France à Paris. « Après la vague de hausses sans précédent de la fiscalité régionale, vous devez dire aux Français : +qu’ont fait les socialistes et la gauche de votre confiance ? Des augmentations d’impôts », a déclaré M. Sarkozy, accueilli par une « standing ovation » au lendemain de son triomphe dans la législative partielle de Neuilly-sur-Seine. La réunion de la FNER, créée en 1998 et présidée par Roger Karoutchi, un des proches de M. Sarkozy, avait pour but de dresser le bilan d’un an de gestion de la gauche, qui avait remporté en mars 2004 20 des 22 régions métropolitaines. La FNER a, à cette fin, publié un livre de 145 pages dénonçant ce qu’elle qualifie d’ »errements, gaspillages, mensonges et absurdités ubuesques » de cette gestion.

Régions/La droite fait le bilan de la gauche : La FNER (Fédération Nationale des Elus Régionaux) organise à partir de 9 H 30 ce matin, au Conseil Régional une réunion où elle dressera le bilan d’un an de gestion socialiste. Roger KAROUTCHI, son président a invité Jean-François HUMBERT, ancien Président de Franche-Comté, Joselin de ROHAN, ancien Président de la Région Bretagne, Hervé MARITON, député,auteur d’une résolution tendant à la création d’une Commission d’enquête sur l’évolution de la fiscalité locale, Jean-Pierre FOURCADE , Nicolas SARKOZY qui interviendra en fin de matinée, les ministres Xavier DARCOS, Jean-François COPE et Marie-José ROIG qui interviendront et débatteront avec les élus sur les conditions de la décentralisation et les compensations financières de l’Etat.

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