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Jean-Didier Berger

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Le cap est tenu

Au cours de son intervention télévisée jeudi soir, le Président de la République a rappellé les priorités de son action, son exigence de résultats, son esprit de dialogue et son souci de justice, montrant ainsi que les réformes nécessaires à notre pays sont possibles. Le cap est fixé et sera tenu.

L’UMP se félicite de la pédagogie, de la conviction et de la détermination dont le Président de la République a fait preuve au cours de son intervention télévisée pour expliquer les enjeux des réformes entreprises, de celles en cours ou à venir. Il a tenu le langage de vérité que les Français qui ont placé tant de confiance et d’espoir en lui attendaient.

C’est en étant fidèle à ses engagements et résolu à agir qu’il a depuis un an permis à la France de se remettre en mouvement et de se moderniser après de trop nombreuses années d’immobilisme. Plus de 55 réformes majeures lancées en douze mois.

Qu’il s’agisse de l’éducation, de la lutte contre le chômage, de la réhabilitation de la valeur travail, du pouvoir d’achat, de la protection sociale, de la réduction des déficits publics, sur tous ces thèmes il a montré l’articulation et la cohérence de l’ensemble des mesures mises en œuvre.

Il en a également rappelé la nécessité. C’est à condition que ces réformes soient menées de front que l’on pourra accroître le potentiel de richesses de notre pays et offrir de meilleures perspectives d’avenir aux Français. Et ce, a fortiori, dans un contexte économique international incertain et préoccupant.

Le Chef de l’Etat s’est montré à l’écoute des attentes des Français, de leur impatience sur certains sujets et de leur souffrance pour les plus fragiles d’entre eux.

En réaffirmant les priorités de l’action gouvernementale, son exigence de résultats, son esprit de dialogue, son souci de justice, il montre que les réformes dont la France a besoin sont possibles.

Le cap est fixé et sera tenu.

La synthèse de l’émission

« J’ai été élu avec beaucoup d’attentes, pour réhabiliter le travail et rendre la fierté d’être Français ». C’est en affirmant comprendre l’impatience des Français et en affichant clairement les objectifs de son mandat que Nicolas Sarkozy a donné le ton de cette interview : franc-parler, humilité et pédagogie en ont été les maitres-mots.

Le Président de la République s’est tout d’abord exprimé sur la politique générale de l’année écoulée, la première de son mandat. Il a ainsi rappelé le retard économique et social accumulé par les précédents gouvernements depuis des années, retard qu’il lui revient à présent d’assumer. « Depuis 25 ans, la France était endormie, elle ne s’est pas adaptée au même rythme que les autres » a-t-il déclaré.

Il s’est donc dit tout-à-fait préparé, et ce depuis le premier jour de son élection, à ce que la mise en œuvre des réformes nécessaires à l’avancée du pays provoque certains bouleversements, mettant les Français à l’épreuve : « on ne peut pas bouger la 5ème puissance du monde sans que cela ne provoque des réactions ».

Le Président de la République a donc non seulement pris toute la mesure des attentes voire de l’impatience des Français, mais il a également tenu à en assumer sa part de responsabilité en admettant avoir « fait des erreurs ». Cependant, il entend agir jusqu’à son grand rendez-vous avec les citoyens : celui de la fin du quinquennat, l’heure où il devra rendre compte de son bilan aux Français.

Nicolas Sarkozy a ensuite abordé tour à tour les différents thèmes de sa politique générale.

***

Questions d’économie

  • Au  niveau international : le « quadruple choc ». Le Chef de l’Etat a rappelé la difficile conjoncture économique dans laquelle la France, tout comme les autres pays, se trouve actuellement : crise des subprimes, hausse du baril de pétrole, baisse du dollar et envolées des matières premières, le pays doit faire face à un « quadruple choc », qui nécessite une politique de réformes accrue pour s’adapter.

Malgré ce contexte épineux, Nicolas Sarkozy a estimé que la France « réagit bien » par rapport à ses voisins, évoquant un taux de chômage à son niveau le plus bas depuis 25 ans. « J’engagerai toutes les réformes nécessaires pour que la France puisse compter parmi les plus grandes puissances du monde » a-t-il déclaré.

  • Pouvoir d’achat : de « nouveaux leviers ». Des problèmes structurels handicapent depuis plusieurs années le pays, tels que la hausse continue des prix depuis l’apparition de l’euro, et le manque de concurrence. Malgré cela, les réformes engagées au cours de l’année ont déjà commencé à porter leurs fruits :

-28% d’heures supplémentaires en plus entre décembre 2006 et décembre 2007, et 5,5 milliards d’euros dégagés pour 5 millions de salariés bénéficiaires.
-5 % d’augmentation de l’Allocation Adulte Handicapé.
-Indexation du montant des loyers non plus sur l’indice de construction, mais sur celui des prix, soit 600 millions d’euros rendus aux locataires.

Le Chef de l’Etat s’est par ailleurs indigné de la hausse des prix subie par les Français, laquelle est supérieure à celle subie par leurs voisins européens. Il a déclaré vouloir tout faire pour que cette injustice soit réparée. Un projet de loi de Christine Lagarde et Luc Chatel est actuellement en préparation, qui permettra la négociabilité entre les fournisseurs et les grandes surfaces.

En outre, Nicolas Sarkozy a annoncé qu’un texte sera présenté dans les 15 jours concernant l’intéressement : les entreprises qui redistribuent une partie des bénéfices réalisées vers leurs salariées auront désormais la possibilité de payer moins d’impôts.

  • Paquet fiscal : « 14 milliards d’euros pour les foyers modestes ». Le Président de la République a tenu à démontrer que la somme débloquée dans le cadre de cette réforme a bénéficié en premier lieu aux foyers modestes : heures supplémentaires, suppression des droits de succession, déductibilité des intérêts des emprunts pour les propriétaires, c’est en tout 95 % de cette somme qui a été rendu aux Français. Quant au bouclier fiscal, qui n’en représente qu’une petite part, Nicolas Sarkozy a estimé dans l’intérêt du pays « d’empêcher que les Français mettent leur argent ailleurs ».
  • Déficit budgétaire : « déficit 0 d’ici 2012 ». Le Chef de l’Etat a rappelé que le dernier budget à l’équilibre de la France date de 1974. C’est pourquoi une politique de réduction des dépenses publiques est absolument indispensable pour sortir le pays de la dette. Il maintient par ailleurs l’objectif du « déficit 0 » à horizon 2012.
  • Les 35 heures : « une catastrophe économique et sociale », qui a « découragé les gens de travailler ». Une mesure qui a couté 20 milliards d’euros pour que les travailleurs gagnent moins.
  • Revenu de Solidarité Active : « Je n’y renonce pas ». C’est ce qu’a déclaré le Président de la République, qui entend donner la chance aux « travailleurs pauvres » de se réhabiliter par le travail, et non par l’assistanat ».  Il est donc important pour les personnes retrouvant un emploi de pouvoir cumuler les minimas sociaux perçus avec le nouveau salaire. Cependant, un certain nombre de données restent encore à arbitrer. « Le RSA se fera, en en maitrisant les coûts » a-t-il ajouté, annonçant sa mise en place pour 2009.
  • Syndicats : hommage au dialogue. Nicolas Sarkozy a tenu à « rendre hommage » à leur attitude responsable durant les périodes de tensions difficiles, faisant référence au conflit qui les opposait sur le thème de la réforme des régimes sociaux.
  • Carte SNCF « famille nombreuse » : « on a commis une erreur » a déclaré le Président de la République, qui a expliqué sa décision d’annuler le financement intégral par la SNCF en soulignant que la mission même de l’Etat est de prendre en charge la politique familiale. 

***

Questions de société

  • Immigration : une meilleure régulation pour un meilleur accueil. Le Chef de l’Etat s’est indigné de l’utilisation de la main d’œuvre clandestine par certains patrons, alors que 22% d’immigrés en situation régulière sont au chômage. Il a par ailleurs affirmé sa volonté de ne procéder à aucune régularisation globale, laquelle « profite aux trafiquants ». Il demande ainsi aux préfets d’appliquer simplement la loi, qui prévoit la régularisation des personnes immigrées selon certains critères. Les dossiers de chacun doivent ainsi être examinés « au cas par cas » selon le juste principe de « l’immigration choisie », qui seul permettra un accueil de qualité aux étrangers.
  • Education : faire prévaloir la qualité à la quantité. Face aux manifestations récentes de lycéens, le Président de la République s’est dit très à l’écoute des « inquiétudes de la jeunesse ». Cependant il confirme son soutien au Ministre Xavier Darcos, ayant la certitude que la qualité de l’Education Nationale ne se fait pas sur la quantité des professeurs, contrairement aux politiques des gouvernements précédents qui n’ont pas porté de résultats malgré les sommes dépensées. Et ce d’autant plus que depuis trois ans, le second cycle compte 145 000 élèves en moins. Nicolas Sarkozy a par ailleurs insisté sur le fait que les suppressions de postes ne seront pas l’objet d’objectifs comptables, mais seront le fruit de réformes cohérentes telles que l’allégement des horaires hebdomadaires dans le primaire et le secondaire ou le rééquilibrage des sections. Enfin, il a assuré qu’il ferait de la revalorisation de la condition enseignante une priorité : « entre la quantité et la qualité, je choisis la qualité » a-t-il déclaré.
  • Retraites: 41 ans de cotisation, une mesure nécessaire. Le Chef de l’Etat a indiqué qu’il ne souhaitait ni augmenter le montant des cotisations, ni baisser les retraites. La solution la plus convenable est par conséquent de cotiser 41 ans, ce qui était déjà prévu dans la loi de 2003. 
  • OGM : prendre ses précautions. Nicolas Sarkozy s’est dit favorable à la recherche sur les OGM, et à de grandes précautions quant à leur culture en plein champ. « Je ne trahirai ni la lettre, ni l’esprit du Grenelle » a-t-il précisé.
  • Spéculations : pour un capitalisme « moralisé ». Le Président de la République a rappelé qu’il souhaitait un capitalisme raisonné, « moralisé ». Or, la spéculation a pris le pas sur l’entreprenariat. Il faut donc poser des règles internationales de transparence, notamment dans le cadre du G8.

***

Questions de politique étrangère 

  • Chine : instaurer le dialogue. Nicolas Sarkozy s’est dit véritablement « choqué » de la répression opérée par la Chine envers les Tibétains. « Je n’ai pas accepté ce qu’il s’est passé au Tibet et je l’ai dit au Président chinois » a-t-il indiqué. Pour autant, la  Chine ne doit pas être mise au ban des nations, faisant partie du Conseil de Sécurité de l’ONU, et ayant une part très active dans des missions de paix internationale comme au Darfour ou en Iran. Il est donc important de créer les conditions pour que le dialogue s’installe entre la Chine et le Tibet, ce que tente actuellement le Président de la République. En outre, le Chef de l’Etat a rappelé qu’au moment des Jeux Olympiques de Pékin, la France présidera l’Union Européenne ; cette responsabilité l’oblige donc à une concertation avec les 27 autres pays en vue d’une position commune quant à sa présence à la cérémonie d’ouverture.
  • Europe : «S’agissant de la Turquie, je ferai un référendum ». Nicolas Sarkozy a évoqué la réforme des institutions en indiquant que le référendum concernant un élargissement de l’Europe serait non plus « automatique » mais « possible ». Ainsi, si la question d’une entrée de la Turquie dans l’Union Européenne se posait, compte tenu de la taille et de la population du pays, il demandera aux Français d’exprimer leur avis par les urnes.
  • Afghanistan : « ce n’est pas une guerre ». Le Chef de l’Etat a rappelé que l’armée française n’est pas engagée dans un conflit militaire, dans la mesure où les soldats sont engagés du coté du pouvoir en place dans une mission de coordination de l’aide civile et sanitaire. Il a ainsi renouvelé tout son soutien au Président afghan Hamid Karzai. Quant au renforcement de la présence française sur le terrain, il a indiqué qu’elle a été décidée il y a 7 ans, en 2001, sous le gouvernement de Lionel Jospin.
  • Conflit israélo-palestinien : vers une reconnaissance mutuelle. Le Président de la République a affirmé qu’il n’y aurait pas d’avenir possible dans cette zone sans une reconnaissance de l’Etat d’Israël par les Palestiniens, et sans une reconnaissance par les Israéliens d’un Etat Palestinien démocratique.
  • Ingrid Bétancourt : « nous y arriverons, je ne cèderai pas ». Le Chef de l’Etat a réaffirmé sa confiance en la médiation d’Hugo Chavez avec les Farc, grâce auquel une preuve de vie a pu être obtenue après plus de cinq ans sans nouvelles d’Ingrid Bétancourt. Il a également affiché sa volonté de mettre fin au calvaire de l’otage.

***

A propos du Gouvernement

  • Ses relations avec le Premier Ministre : Nicolas Sarkozy a très largement renouvelé sa confiance en François Fillon avec lequel il travaille « main dans la main ». Il a assuré par ailleurs vouloir n’établir aucune concurrence entre son Premier Ministre et Xavier Bertrand, un « homme de talent ».
  • Les « couacs » : « Il y a eu des couacs, c’est incontestable, c’est inévitable » a déclaré le Président de la République, qui en a assumé la responsabilité, de part la présence au gouvernement de jeunes ministres. Cependant, il a tenu à assurer que cela « ne se reproduirait pas ».
  • Son mandat : interrogé sur l’éventualité de briguer un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy a répondu que « l’énergie que l’on met à durer, c’est celle que l’on ne  met pas à faire ; or, je suis là pour faire ». Il s’est donc montré déterminé à se concentrer sur les 55 réformes entamées, et toutes celles qui suivront d’ici 4 ans, pour sortir la France de l’immobilisme.

***

C’est donc avec franchise et humilité que le Président de la République s’est adressé aux Français, en expliquant la cohérence des réformes engagées et à venir. Il a tenu à répondre à leurs attentes en assurant que si de nombreux engagements ont été réalisés, il reste encore beaucoup à faire pour remettre la France en mouvement d’ici 2012. « Mon rendez-vous, c’est la fin de mon quinquennat » a-t-il certifié.

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