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Le président de la République veut refonder le capitalisme

Dans son discours du 25 septembre à Toulon sur la politique économique, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité de dire la vérité aux Français pour rétablir la confiance, et expliqué le rôle décisif que doit jouer l’Etat dans la refondation du capitalisme. Le chef de l’Etat a garanti aux Français la sécurité de leur épargne. Face à la crise économique, il refuse toute politique d’austérité et toute nouvelle taxe.

"L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini", a insisté le président de la République en préambule de son discours.

Tirer les leçons de la crise financière

Le chef de l’Etat propose, en accord avec Angela Merkel, une réunion avant la fin de l’année des principaux pays concernés afin de coordonner les efforts pour rétablir la confiance. "Il faut remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton-Woods après la Seconde Guerre mondiale, afin de créer les outils d’une régulation mondiale que la globalisation et la mondialisation des échanges rendent désormais nécessaires."

Le chef de l’Etat, dans son discours à l’Onu, le 22 septembre, avait proposé la réunion d’un sommet international sur la "plus grave" crise financière depuis les années 30. Objectif : reconstruire un capitalisme régulier et régulé, où "des pans entiers de l’activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché".

Réguler le système financier

"Les responsabilités doivent être recherchées et les responsables de ce naufrage au moins sanctionnés financièrement", a déclaré le chef de l’Etat à Toulon. "Il va falloir se décider à contrôler les agences de notation qui ont été défaillantes, et faire en sorte que plus aucune institution financière, et plus aucun fonds ne soit en mesure d’échapper au contrôle d’une autorité de régulation", a-t-il précisé. Le président de la République entend que soit menée une réflexion sur les mécanismes qui favorisent la spéculation et empêchent une gestion rigoureuse des risques.

Réglementer le système bancaire

Il faut "réglementer les banques pour réguler le système", a également déclaré le Président. "A l’avenir", Nicolas Sarkozy souhaite que soit "beaucoup mieux" contrôlée la façon dont les banques "font leur métier, la manière dont elles évaluent et dont elles gèrent leurs risques, l’efficacité de leurs contrôles internes" : "Il faudra imposer aux banques de financer le développement économique plutôt que la spéculation".

Encadrer les modes de rémunération des dirigeants

Si les professionnels ne parviennent pas à s’accorder sur "des pratiques acceptables" pour encadrer les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs, une loi le fera "avant la fin de l’année". Les patrons "ne doivent pas avoir le statut de mandataire social et bénéficier en même temps des garanties liées à un contrat de travail", ni recevoir des actions gratuites, ni bénéficier d’un parachute doré "lorsqu’ils ont commis des fautes ou mis leur entreprise en difficulté". "Leur rémunération doit être indexée sur les performances économiques réelles de l’entreprise". Enfin , "si les dirigeants sont intéressés au résultat, les autres salariés doivent l’être aussi".

Mobiliser l’Union européenne

L’Union européenne doit avoir "les moyens d’agir quand la situation l’exige" : "Si [l’Union européenne] veut se donner les moyens de sortir renforcée et non pas affaiblie de la crise actuelle, elle doit engager une réflexion collective sur sa doctrine de la concurrence (…), sur sa capacité à mobiliser des ressources pour préparer l’avenir, sur les instruments de sa politique économique, sur les objectifs assignés à la politique monétaire", a notamment insisté le chef de l’Etat. "En tant que président de l’Union, je proposerai des initiatives en ce sens dès le prochain conseil européen."

Soutenir l’activité économique et garantir l’épargne des Français

En cas de ralentissement de l’activité, Nicolas Sarkozy s’est dit prêt sans hésiter "à prendre les mesures nécessaires pour la soutenir".

Pour éviter qu’une crise de confiance vienne gripper davantage les moteurs de la croissance, Nicolas Sarkozy a donné des garanties claires aux épargnants : " Je n’accepterai pas qu’un seul déposant perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révélerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements". "Quoi qu’il arrive", l’Etat garantira "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français.

A l’intention de tous, le chef de l’Etat s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas d’impôt nouveau. "Je ne conduirai pas une politique d’austérité qui aggraverait la récession", a insisté le Président. "Je n’accepterai donc pas des hausses d’impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d’achat des Français car notre objectif c’est de leur rendre du pouvoir d’achat et non de leur en prendre."

Destinée à soutenir les plus vulnérables, une prime "exceptionnelle" sera accordée aux titulaires des minima sociaux "pour compenser le retard sur l’évolution réelle des prix". Les minima sociaux devraient donc augmenter de 1,9% supplémentaire.

Remettre l’entreprise et ses salariés au cœur du système capitaliste

"Il faut remettre l’esprit d’entreprise au coeur du système de valeur de l’économie", a plaidé Nicolas Sarkozy.

Pour le chef de l’Etat "la crise appelle à accélérer le rythme des réformes" qui contribuent à réhabiliter la valeur travail.

Evoquant les mesures prises pour favoriser le développement des entreprises  et revaloriser le travail (voir le site mesurespouvoirdachat.gouv.fr) le chef de l’Etat a rappelé l’objectif du projet de loi en faveur des revenus du travail, qui vise à rééquilibrer le partage des richesses entre capital et travail par la relance de la participation et l’intéressement dans les entreprises.

Tous les salariés doivent pouvoir être associés aux bénéfices et à la réussite de l’entreprise.

Ne pas alourdir le coût du travail et favoriser l’investissement

Afin de ne pas affaiblir la compétitivité des entreprises, le chef de l’Etat s’est engagé à ne pas augmenter leurs charges. De même, pour ne pas alourdir le coût du travail, le financement du RSA reposera sur les revenus financiers.

Confirmant les annonces du Premier ministre sur la réforme de la taxe professionnelle, Nicolas Sarkozy a ouvert la porte à sa possible "disparition", "à terme". De nouveaux investissements en seront exonérés. Une concertation aura lieu avec les collectivités locales pour trouver "une ressource qui ait moins d’effets nocifs sur l’économie", mais la réforme se fera sans retard.

Réduire les dépenses de fonctionnement de l’Etat pour dégager une marge de manoeuvre

"L’année prochaine c’est un total sans précédent de 30 600 emplois publics qui seront supprimés dans la Fonction publique", dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, a rappelé le chef de l’Etat

La deuxième étape de la réforme de l’Etat sera engagée "dès l’année prochaine". "Le grand chantier de la réforme de nos administrations locales sera ouvert dès le mois de janvier"

Croissance durable

Insistant sur la nécessité de mettre en place une "croissance durable", le chef de l’Etat s’est engagé à mettre en oeuvre toutes les conclusions du Grenelle de l’Environnement.

Il a rappelé l’effort d’investissement mené dans ce domaine : multiplication par 4 des capacités de transport en commun, investissement d’1 Md d’euros dans la recherche en matière de développement durable. Un "grand plan de rénovation" des infrastructures des transports collectifs dans les grandes villes sera mis à l’étude, l’Etat étant "prêt" à participer au financement.

Le système de bonus-malus a vocation à être étendu progressivement. "Ce système extrêmement incitatif (…) qui permet de gagner des années dans le changement des modes de consommation sera étendu à d’autres produits [que l’automobile]. Cette extension se fera dans la concertation. Elle se fera progressivement", a tranché le chef de l’Etat.

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