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Maintenant je me dois à la France

Nicolas SARKOZY
Conseil National de l’UMP
Hôtel Méridien Montparnasse – Paris
Lundi 14 mai 2007

Mes chers amis,

Je veux vous dire d’abord ma joie de vous retrouver aujourd’hui après cette campagne si longue, si rude, si passionnée, pour laquelle chacun d’entre vous a tout donné de lui-même, après cette victoire à laquelle chacun d’entre vous a eu sa part.
Sans vous rien n’aurait été possible.
Je veux vous dire merci, merci du fond du cœur, merci de votre confiance, merci de votre fidélité, merci de votre amitié.
Je me souviens avec émotion de ce jour de novembre 2004 où vous m’avez confié la responsabilité de rassembler notre famille politique et de la préparer au grand combat de la présidentielle. Ce jour-là vous m’avez fait confiance. Je ne l’oublierai jamais.
Je me souviens avec une plus grande émotion encore de ce jour, si important dans la vie d’un homme, où vous m’avez désigné pour être votre candidat à l’élection présidentielle. Ce fut l’un des plus grands honneurs que l’on m’ait jamais fait. Ce qui s’est passé ce jour-là, ce 14 janvier 2007, ce que j’ai ressenti face à cette foule immense qui tournait vers moi toutes ses pensées et qui me demandait de lui redonner l’espoir, je ne l’oublierai jamais.

Mais ce jour-là, ce qui m’a le plus touché, ce qui m’a peut-être le plus permis de gagner, c’est que vous tous, qui êtes mes amis, vous avez compris qu’à l’instant même où vous m’aviez désigné je cessais de vous appartenir.
Je vous ai demandé de me laisser libre d’aller vers ceux qui n’avaient jamais été mes amis et qui parfois m’avaient combattu, et vous m’avez laissé libre. Car chacun d’entre vous avait compris que le Président de la République devait être l’homme de la nation et non plus celui d’un parti.
Ce jour-là, vous avez été plus grands que jamais. Vous avez accepté que je me place au-dessus des clivages et des partis et que je parle à tous les Français pour pouvoir parler un jour en leur nom à tous.
Peut-être parce que vous saviez que je ne vous trahirais pas, que je resterais fidèle aux valeurs de la droite républicaine qui nous unissent et au nom desquelles depuis tant d’années nous nous battons.
Ces valeurs, je les ai portées durant toute la campagne. C’est autour d’elles que j’ai voulu rassembler les Français. Et pour la première fois depuis bien longtemps elles ont été au centre du débat politique.
Une majorité silencieuse s’est reconnue dans ces valeurs et s’est levée.
Les Français attendaient depuis longtemps qu’on leur parlât à nouveau de la nation, de la République, du sens de l’Etat, du travail, du mérite, de l’autorité, du respect, de la morale.
Ils attendaient qu’on leur tînt à la fois le langage de l’ordre et celui de l’effort.
Mais ils voulaient aussi le mouvement, c’est-à-dire le progrès et la justice. Ils voulaient aussi la fraternité, c’est-à-dire la compréhension, le respect et la solidarité.
La nation, le travail, l’ordre, la gauche s’en était éloignée.
Le mouvement et la fraternité, la droite les avait négligés.
J’ai voulu que la droite républicaine cessât d’avoir honte de ses valeurs, qui sont des valeurs de tolérance, de dignité, d’humanisme.
Mais j’ai voulu aussi qu’elle élargisse le socle de ses valeurs à des valeurs universelles dont il n’y avait aucune raison que la gauche s’arrogeât le monopole.
J’ai voulu dépasser les vieux clivages idéologiques qui n’avaient plus de sens.
J’ai voulu privilégier les convictions sur les étiquettes.
J’ai voulu que l’ouverture d’esprit l’emportât sur le sectarisme et l’esprit partisan.

C’est sur ces principes de tolérance et d’ouverture que s’est construite la majorité présidentielle du 6 mai.
C’est sur ces principes de tolérance et d’ouverture que je veux construire le gouvernement qui conduira la politique souhaitée par les Français.
C’est sur ces principes de tolérance et d’ouverture que doit se construire maintenant la majorité législative.
Cette majorité, c’est autour de vous qu’elle doit s’organiser. C’est à vous de la faire émerger.
Cette majorité, elle est nécessaire pour remplir le mandat que le peuple français m’a confié.
C’est vous dire à quel point votre énergie, votre force de conviction seront décisives pour le succès de nos idées, de nos valeurs.
Mais je vous demande d’être une force de rassemblement et non une force d’exclusion.
La capacité à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont un autre parcours, une autre histoire, une autre sensibilité, elle est le privilège de ceux qui n’ont pas peur d’aller vers les autres, qui n’ont pas peur des idées différentes parce qu’ils se sentent assurés dans leurs convictions, parce qu’ils se sentent assez solides pour ne pas avoir peur de perdre leur âme.
L’ouverture c’est la caractéristique des âmes fortes. J’ai confiance en vous. Je vous connais bien, cela fait si longtemps que nous nous battons ensemble. Je sais que vous vous battrez comme vous l’avez toujours fait avec votre courage, avec votre cœur, avec votre intelligence. Je sais combien vous aimez profondément la France, combien pour vous la fierté d’être Français et le désir de servir votre pays sont plus importants en politique que tout le reste.
Je sais que vous ferez tout pour rassembler les Français le plus largement possible. Je sais que vous ferez tout pour susciter un élan populaire si puissant qu’il permettra de balayer tous les conservatismes, tous les corporatismes, qu’il permettra de balayer la pensée unique et de changer la France en profondeur pour la remettre en mouvement.
Je vous demande une fois de plus de vous mobiliser. La France a besoin de vous. Et moi aussi j’ai besoin de vous.

Le moment venu, comme l’on fait tous mes prédécesseurs, je dirai aux Français les enjeux de ce scrutin. Mais au moment où je viens d’être élu Président de la République et à la veille de prendre mes fonctions je ne puis demeurer à votre tête.
La haute idée que je me fais de la fonction présidentielle dont je sais que vous la partagez, la nécessité pour le Président de la République d’incarner l’autorité de l’Etat, de parler pour tous les Français de faire en sorte que chaque Français puisse se reconnaître dans ce qu’il dit et dans ce qu’il fait, la nécessité qu’aucun d’entre eux ne puisse douter de son impartialité me font l’obligation morale de cesser d’exercer les fonctions de Président de l’UMP.

Cette décision, je la prends par devoir. Je me suis tant battu à vos côtés j’ai tant vécu avec vous de joies et de peines, j’ai tant tissé avec vous de liens d’amitié et d’affection, qu’à l’instant de vous dire au revoir, la tristesse de vous quitter se mêle à la joie d’avoir contribué à faire triompher nos idées. C’est une page de ma vie qui se tourne. Maintenant je me dois à la France. Tout ce que je ferai pour elle, je le ferai dans la fidélité à tout ce que nous avons voulu ensemble, à tout ce que nous avons fait ensemble.
Je ne vous ai jamais trahis, jamais trompés. Demain je ne vous trahirai pas, je ne vous tromperai pas.
Et maintenant je ne souhaite qu’une chose : rester toujours digne de votre confiance.

Je vais dans les jours qui viennent prendre des décisions importantes pour notre pays. Je le ferai dans un esprit de rassemblement, de justice et d’efficacité. Ma mission est de servir l’intérêt général. Que nul ne doute que je la mènerai. Mon ambition est que chaque Français puisse se reconnaître dans les choix que j’assumerai. Mon rêve est de rendre à chacun la fierté de la France.

Mes chers amis, mon devoir est de vous quitter. Cela me déchire le cœur. Je le fais parce que c’est la seule façon de bien servir la France.

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