Primaires PS : à quand des propositions crédibles ?
Après trois débats surmédiatisés des primaires du PS, il faut se poser une question : où sont les propositions crédibles et réalistes pour la France et les Français ? Trois débats déjà que l’on attend en vain du neuf et du concret. Au final, que retenir de ces débats des primaires socialistes ? Qu’à aucun moment les socialistes n’auront parlé aux Français !
Le premier débat a été consacré à une opération séduction de l’électorat Vert : c’était à qui sortirait le premier du nucléaire et à qui irait le plus loin dans la dépénalisation du cannabis. Jamais l’impact sur l’indépendance énergétique de la France, le pouvoir d’achat des Français ou la santé de nos jeunes n’aura prévalu sur l’enjeu électoraliste.
Le second débat a été consacré à une opération séduction de l’extrême gauche. Les candidats n’ont reculé devant aucun anachronisme et ont osé toutes les démagogies : nationalisation des banques, blocage des prix, interdiction des licenciements… Le décalage avec les réalités et les enjeux actuels de l’économie mondiale était flagrant.
Le troisième débat était celui de la dernière chance. Les Français attendaient enfin des réponses concrètes aux questions d’emploi, de dette, de santé, d’éducation, de sécurité. Finalement, ils n’ont fait qu’assister en direct aux négociations de deuxième tour. Les socialistes se parlaient entre eux et prenaient position en fonction des futures alliances de second tour. Finalement, les grands oubliés de ces primaires ont été la France et les Français.
La France parce que jamais nous n’avons entendu les socialistes se prononcer sur les questions internationales alors même que des crises majeures frappent tous les pays du monde : économique, financière, écologique, géopolitique.
Les Français, parce qu’en promettant de défaire tout ce qui a été fait ces dernières années par la droite (suppression de l’exonération des heures supplémentaires, retour à la retraite à 60 ans, rétablissement des droits de succession, abrogation de la réforme de l’hôpital, suppression des mesures sur la sécurité) et de « raser gratis » en 2012 (allocation d’autonomie pour les jeunes, 300.000 emplois jeunes, 70.000 emplois dans l’Education nationale etc…) les candidats n’ont été ni crédibles, ni sincères, ni capables de tracer des perspectives pour la France. On ne peut pas tout se permettre pour gagner une primaire et on ne peut pas tout promettre pour gagner une présidentielle.
Désormais, attendons que les socialistes désignent leur candidat pour qu’enfin il puisse être mis face à toutes ses contradictions. Les Français méritent un Président avec une vision, une crédibilité, une solidité face aux crises, et une grande sincérité envers les Français.
Deuxième débat des primaires du PS
Après ce deuxième débat des primaires du PS, nous n’avons pas davantage de réponses concrètes et crédibles pour la France et les Français.
Beaucoup de critiques, beaucoup de vieux poncifs, beaucoup de vœux pieux, beaucoup de promesses de lendemain qui chantent, mais jamais de mode d’emploi, jamais de financement.
Dans la course aux promesses les plus démagogiques et les plus irréalisables, un cap nouveau a été franchi avec les propositions tous azimuts de nationaliser les banques, d’interdire les licenciements et de bloquer les prix ! Dans un éclair de lucidité, Manuel Valls et Jean-claude Baylet ont quand même dénoncé ce retour aux vieilles recettes communistes qui ont échoué !
L’heure de vérité approche ! Nous devons plus que jamais nous mobiliser autour de nos valeurs, autour de Nicolas Sarkozy, seul candidat à même de les porter et de protéger la France et les Français des crises qui nous frappent, alors que l’accumulation de promesses extravagantes des candidats socialistes ne ferait que les amplifier de façon désastreuse.
Source : Le secrétaire général J.F. Coppé
Le budget de la Défense ne doit pas être sacrifié.
Il y a de quoi être inquiét devant l’ « extrême complaisance » du PS qui privilégie le dialogue avec les Verts au préjudice de l’intérêt supérieur du pays. Après les années Jospin qui n’ont eu cesse de taillader le budget de la Défense, l’éventuelle coalition entre le PS et l’EELV ferait du budget de la Défense « une variable d’ajustement ».
Cela remettrait en cause non seulement la protection des Français mais également les équilibres fragiles qui garantissent aujourd’hui notre Défense et la protection de chacun d’entre nous dans un monde marqué par des bouleversements économiques et géopolitiques majeurs. Cela conduirait à l’affaiblissement de la France et aurait des conséquences économiques dramatiques pour la croissance, l’innovation et l’emploi.
L’alliance dont la France a besoin c’est une alliance avec les Français et une alliance avec nos alliés. La reconnaissance des liens entre l’armée et la nation est l’un des axes forts des propositions de l’UMP qui vient enrichir le projet 2012.
L’objectif est d’affirmer son attachement à la France et le fait qu’on soit prêt à défendre ses intérêts. Il faut renforcer la commémoration du 11 novembre par une journée nationale de la mémoire et du souvenir pour tous les morts pour la France, renforcer la reconnaissance de l’engagement militaire, instituer un moment solennel d’engagement à la Nation à travers un serment que prêteraient tous les jeunes Français, lors de la journée d’appel à la défense ou lors des cérémonies de naturalisation.
Un devoir de vérité et de courage
Rassemblée et enthousiaste, la famille UMP dans toutes ses composantes a lancé devant 6 000 militants présents à Marseille, « cette ville où le PS ne sent pas la rose », la campagne présidentielle 2012.
La France mérite mieux qu’un président normal et a besoin d‘un président qui ne rêve pas et qui agit. Fier du travail accompli par la majorité depuis le début de ce quinquennat, nous devons exprimer nos convictions et fustiger l’immobilisme d’un PS plus préoccupé de ses primaires que de l’avenir de la France.
Vérité et courage. Il faut tenir le cap des réformes et du redressement de la France. C’est l’intérêt du pays. Cette politique de vérité et de courage a permis de garder par gros temps le cap de l’avenir et aboutira à la victoire en 2012. l’UMP ouvre les débats que d’autres s’interdisent, offrant ainsi une vraie vision d’avenir en s’appuyant sur un bilan.
Une envie de vivre et de réussir ensemble. Notre formation politique est ouverte au monde, et à pris de la hauteur. Aujourd’hui il faut regarder notre pays tel qu’il est : 5ème force économique mondiale où l’on vit le mieux au monde et pourtant, il ne représente que 0,5% de la superficie mondiale avec à peine 1% de la population dans ce nouveau monde qui est en train de naître. Les récentes crises (financière, économique, sociale, environnementale, géopolitique) sont autant de mutations profondes qui rebattent les cartes entre les peuples, les nations et les continents.
Autant de situations qui nous obligent à être lucides sur la gravité des enjeux et autant de situations qui nous engagent à la vérité et au courage qui sont d’abord de prendre les décisions nécessaires pour réduire les déficits. Dans le contexte mondial tourmenté que nous connaissons, ce qui compte c’est la solidité et la réactivité des dirigeants. Ni Martine Aubry, ni François Hollande n’ont ces aptitudes. Leur refus de voter la règle d’or prouve que l’intérêt supérieur de la France et des Français n’est pas dans leur programme. Rétrogrades et passéistes, il ne peuvent s’inscrire dans le nouveau monde qui se créé.
Trois priorités pour préparer l’avenir. Ce nouveau monde, ce n’est pas la fin de la France, c’est une nouvelle espérance :
• Changer notre modèle de croissance en dépensant moins, en créant plus, en remplaçant la dette par le travail et l’innovation et en allant chercher la croissance au-delà de nos frontières. Simplifier notre rapport au travail, en alléger le coût par la TVA anti-délocalisation, et transformer notre tissu industriel en misant sur la croissance de nos entreprises intermédiaires.
• L’éducation parce qu’il n’y a pas de grande nation soudée et puissante sans un effort éducatif ambitieux : autonomie des équipes éducatives, développement des classes métiers-études, validation des savoirs fondamentaux à l’entrée du collège.
• Renforcer notre pacte républicain. Il faut être ferme sur nos valeurs et sur le respect d’un principe simple : l’équilibre des droits et des devoirs. Sans cet équilibre notre communauté nationale se déchire et les égoïsmes prennent le pas sur le bien commun.
Lucide sur les enjeux. Il faut être lucide sur les défis et contraintes qui pèsent sur notre avenir. Il ne serre à rien de courir derrière des illusions et d’exiger de la société plus qu’elle ne peut nous donner. Il faut exiger la vérité plutôt que les mirages, choisir l’action plutôt que la commisération. Les valeurs de certaines mesures préconisées par le PS sont étonnantes. Ou est l’audace ? Ou est le mérite ? Est-ce véritablement celles de la solidarité ? Est-ce l’annonce mensongère d’une existence sans défis ? Cette vérité et ce courage, il faut l’exiger également sur le débat de la dette et de la règle d’or auquel le PS préfère la fuite et la déresponsabilisation. Tout parti et tout programme ignorant les contraintes financières doit être considéré comme inconséquent.
L’unité est la condition de notre réussite collective. Il faut porter nos valeurs et défendre notre action face au front conservateur qui va aujourd’hui de l’extrême droite à l’extrême gauche. Il faut continuer à bâtir notre projet parce qu’il n’y a pas de victoire électorale sans domination intellectuelle.
Septembre 2011 : Rentrées des lycéens
Avec Jean-Paul Huchon, Président socialiste de la région et son 15ème vice président, le maire de Clamart bientôt muté au Sénat, la situation s’aggrave dans les lycées franciliens ! Travaux en retard, places en internat introuvables, tarifs de cantines injustes, baisse des investissements, problèmes récurrents d’insécurité.
Alors même que les lycées sont LA première compétence du Conseil régional, la majorité PS-PC-Verts autour de Jean-Paul Huchon et du maire est toujours incapable d’assumer le cœur de sa mission dans ce domaine. Le constat est accablant : plus de la moitié des opérations de construction et de rénovation des lycées est en retard : Seuls 3 nouveaux lycées sur les 17 promis par Jean-Paul Huchon en 2004 ont vu le jour et sur les 2 500 places d’internat promises, seules 95 (4%) sont sorties de terre. 10% des lycées franciliens dépassent leur capacité maximale d’accueil. Les crédits sécurité ont été divisés par deux entre 2006 et 2011.
Jean-Paul Huchon avait voulu faire de la jeunesse et de l’égalité des chances les points forts de son troisième mandat. C’est un échec. Un bon environnement de travail avec des établissements entretenus, bien équipés et sécurisés, des conditions d’études optimales quel que soit son lieu de résidence, c’est ça la véritable égalité des chances. Une fois encore, un gouffre sépare le discours des actes, l’ambition de la réalité.
Des travaux en retard qui pénalisent les élèves.
Les chiffres parlent d’eux mêmes. En 2010, un 1/3 des opérations de rénovation et de construction dans les lycées était en retard. En 2011, c’est la moitié : 54 opérations sur 115 en cours. Soit 50 % de plus par rapport à 2010. Pire, 100 % des opérations sont en retard dès le stade de la sélection du mandataire, première phase d’une opération de rénovation ou de construction. Ce ne sont donc pas seulement les retards dans les travaux qui sont en cause mais bien toute l’organisation administrative de la région pour mener à bien ces opérations. Au total, plus de 50 000 jeunes sont pénalisés : 1 lycéen sur 8.
Une opposition qu fait bouger les choses… Nos propositions :
A l’initiative des élus du groupe Majorité Présidentielle (MP), un groupe de travail sur les lycées a été mis en place par la Région. Preuve que le travail d’opposition au service des Franciliens porte ses fruits, ce sont les propositions du groupe MP qui structurent les recommandations du groupe de travail sur les lycées.
Bien que techniques, ces mesures auraient un impact fort sur l’efficacité des travaux : Choisir la reconstruction sur la rénovation lorsque l’écart de prix réduit entre les deux solutions le justifie. Renforcer les crédits consacrés à la maintenance des bâtiments pour éviter la dégradation des bâtiments. Simplifier les procédures de marché via la mise en place d’accords-cadres avec les entreprises pour éviter les appels d’offre infructueux et accélérer les travaux.
Cartons rouges
- Le lycée Turgot de Montmorency (Val d’Oise) est en chantier depuis 12 ans…
- Le lycée Rabelais de Meudon (Hauts-de-Seine) : des eaux usées se répandent dans le gymnase du lycée depuis des mois, empêchant son utilisation. La région ne fait rien face à l’urgence. En juillet, elle a refusé de voter les 300 000 € que notre groupe proposait pour réaliser les travaux. Fait rare : les professeurs ont même exercé leur droit de retrait.
- Le lycée des Sept Mares de Maurepas (Yvelines) pourrait fermer ses portes à la rentrée 2013 pour cause de travaux interminables. Rénovation ou destruction, la question est aujourd’hui en suspens ! La région souhaite mettre en place une pseudo-concertation sans cesse repoussée.
- Le lycée de Dammartin-en-Goële (Seine-et-Marne) devait être livré en septembre 2011. L’inauguration n’est pas pour demain puisque les travaux viennent seulement de débuter.
9 ans. C’est le temps qu’il faut à la région Ile-de-France pour rénover un lycée. 2 ans de plus que la durée normale ! Des investissements en berne. La région prétend investir pour les lycées. La réalité, c’est que les investissements ont baissé entre 2007 et 2011. Moins 20 millions ! C’est pratiquement le budget affecté en 2011 pour la construction des lycées neufs.
Promesses 2044… toujours pas tenues en 2011…Des constructions au point mort…
En 2004, Jean-Paul Huchon promettait dans son programme la création de 17 nouveaux lycées, de 2 lycées internationaux et de 2 500 places d’internat. Sept ans après, un constat d’échec s’impose : Seuls trois nouveaux lycées ont été livrés. Un seul lycée international a été lancé en 2009 et qui ne verra donc pas le jour avant plusieurs années. Seules 95 places d’internat ont été ouvertes suite à des opérations lancées en 1998 et 2002 ! En 2010, la majorité régionale n’a même pas dépensé les 40 millions d’€ inscrits au budget pour les constructions neuves. Seuls 25 millions d’€ ont été engagés.
Et pourtant, les besoins existent
Dans l’académie de Paris, on ne dénombre pas moins de 32 chantiers non réalisés et pourtant nécessaires afin d’améliorer le quotidien des lycéens franciliens. Pour exemple, le lycée Montaigne, à Paris (6e ardt), attend toujours le lancement de la troisième phase de travaux promise en 2000 ! De l’aveu même de la Région, ce sont surtout 45 établissements, soit 10 % des lycées d’Ile-de-France, qui dépassent leur capacité maximale d’accueil. A titre d’exemples, le lycée Saint-Louis à Paris comptabilise 1 384 élèves pour une capacité maximale de 1 120. Au Lycée Simone Signoret à Vaux-le-Pénil (77), ce sont 1 124 élèves pour 910.
L’Etat s‘engage.
De son côté, l’Etat, en à peine 3 ans, aura réussi à créer 776 places d’internat d’excellence rien qu’en Ile-de-France, afin d’aider les jeunes les plus motivés à trouver un environnement de travail favorable pour réussir leurs études.A la rentrée 2011, ce sont ainsi 5 internats d’excellence qui auront vu le jour : à Sourdun, Cachan, Saint-Denis, Paris 5ème et Marly-le-Roi. La région, elle, refuse toujours de co-financer ces établissements.
Des tarifs de cantine injustes.
7 000 tarifs de cantine en Ile-de-France : c’est le résultat de l’incapacité de la région à se saisir pleinement de ses compétences en matière de tarification. Conséquence, des situations aberrantes perdurent : les prix de cantine varient d’une commune à l’autre, et parfois même entre deux lycées d’une même ville ! Où est l’égalité des chances lorsque l’on paye 3,25 € dans le lycée Denis Papin de La Courneuve et 4 € au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers ? Il n’y a pas de justice sociale et cela ne risque pas de s’améliorer puisque la tarification au “quotient familial”, elle aussi promise en 2004, n’est toujours pas en vigueur.
Les promesses de 2010, elles aussi très mal engagées…
Plutôt que d’investir dans les travaux utiles, la Région a préféré lancer en 2010, à grand renfort de communication, son “pass contraception” pour les jeunes lycéens. La réalité, 1 an après son lancement : seuls 2 300 Pass ont été financés, soit 1 Pass pour 200 lycéens…
Et toujours rien pour la sécurité des lycéens.
La région a divisé par deux les crédits de sécurisation des lycées entre 2006-2011 : de 7,1 à 3,5 millions d’euros. Et pourtant, en matière de sécurité, les besoins sont criants. Un exemple parmi tant d’autres : dans un lycée de la banlieue ouest, le proviseur a été agressé et blessé sérieusement. Les caméras de surveillance du lycée ont été détruites. A plusieurs reprises, proviseur, recteur et parents d’élèves ont demandé qu’elles soient réparées. Aucune réponse de la région à ce jour. Pour des raisons purement idéologiques, la sécurité n’est pas une priorité de la majorité en place. Cette attitude est irresponsable !
Doubler les crédits affectés à la sécurité.
Lors du vote du budget 2011, le groupe Majorité présidentielle a proposé de doubler les crédits affectés à la sécurité dans les lycées. Proposition balayée d’un revers de main par l’exécutif !
Aujourd’hui, le maire s’apprête à abandonner son mandat pour le Sénat. Oubliée les promesses faites il y a quelques mois et le mandat confié par les électeurs clamartois.
Jean Didier Berger – Conseiller régional - Groupe Majorité Présidentielle Ile-de-France.





